Les vœux du directeur

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Les vœux du directeurDiscours du Directeur du Centre Universitaire de Formation et de Recherche de Mayotte prononcé le 24 janvier 2018 lors de la cérémonie des vœux

Chères et chers collègues,

Nous voici à nouveau réunis, après une période de vacances et de fêtes, qui, je l’espère, aura apporté à chacune et à chacun d’entre vous de précieux moments de détente, de bonheur et de joie.

Cette cérémonie des vœux est non seulement un moment de rencontre entre les différents personnels qui composent notre établissement, mais aussi le moment consacré traditionnellement pour parcourir, d’une part, les événements et réalisations de l’année écoulée, et annoncer, d’autre part, les perspectives pour cette nouvelle année.

I. Bilan de l’année 2017

L’année 2017 a été marquée autant par d’importantes pénuries que par de grandes réalisations.

L’année 2017 avait commencé dans des conditions de vie mais aussi de travail rendues particulièrement difficiles par la pénurie d’eau due à l’absence de pluies.

La Préfecture de Mayotte avait été conduite à prendre des mesures restrictives quant à la distribution de l’eau. Dans le sud de l’île, des tours d’eau (un jour sur deux, puis un jour sur trois) avaient été mis en place jusqu’au 6 avril. Cette situation a impacté le fonctionnement du Centre Universitaire. Pour assurer l’hygiène et la sécurité des usagers, nous avons été contraints de différer la rentrée initialement prévue le lundi 9 janvier 2017. De manière anecdotique, mon premier arrêté pris en qualité de directeur fût celui ordonnant la fermeture de l’établissement. Ce report de 3 jours avait permis de travailler à la mise en place de dispositifs exceptionnels permettant de faire fonctionner le Centre Universitaire et de distribuer de l’eau potable aux étudiants et aux personnels. En l’absence de citerne, nous avons fait l'acquisition pour un montant de près de 2.500 euros de 400 bouteilles d’eau et de 5 jerricanes pour stocker l’eau et remplir les sanitaires. Cette solution provisoire nous a permis d’attendre les travaux de raccordement opérés par la Société Mahoraise des Eaux à un second réseau d’adduction en eau. Ainsi, nous avons pu bénéficier de l’eau tous les jours à partir du 30 janvier 2017.

Je tiens à vous redire que vous avez subi cette période difficile avec courage et civilité et à remercier particulièrement les agents du Centre Universitaire qui ont fait preuve, au cours de cette période, d’un dévouement exemplaire.

Malheureusement, à la fin du mois d’août, en pleine période d’inscriptions, c’est la pénurie de carburants entraînée par la grève des salariés de chez Total qui a conduit à une fermeture exceptionnelle de l’établissement et à un report de la rentrée. Le personnel du Centre Universitaire ne pouvant plus se rendre sur son lieu de travail, la fermeture de l'établissement a été décidé par arrêté en date du 23 août 2017. La rentrée universitaire prévue initialement le jeudi 24 août a été reportée au lundi 28 août.

Je tiens ici à féliciter tout le personnel de la scolarité qui a su gérer avec beaucoup d’efficacité cette situation compliquée, d’autant plus tendue que la rentrée universitaire 2017 a débuté sans responsable du service de la scolarité.

La reconnaissance du travail accompli et la récompense des efforts consentis se sont traduites par le versement exceptionnel d’une prime de fin d’année aux personnels administratifs et techniques du Centre Universitaire.

L’année 2017 a vu se concrétiser plusieurs projets :

Sur le plan institutionnel, l’année 2017 a été celle de l’adoption du second projet d’établissement.

Après un travail que j’ai piloté pendant plus d’un an, le projet d’établissement 2017-2021 a été adopté par le Conseil d’administration le 28 novembre.

Ce projet trace les grandes lignes de développement du Centre Universitaire de Mayotte pour les années à venir.

A la fois ambitieux et réaliste, il repose sur une vision mise au service d’un établissement de proximité, prenant en considération les problématiques locales et tournée vers la valorisation de la diversité et de la richesse du territoire. L’ambition affichée est de répondre aux défis de la jeunesse mahoraise afin qu’elle soit mieux qualifiée, et par là, mieux insérée socialement et professionnellement.

Désormais ancré au sein du territoire de Mayotte, il est proposé que l’établissement mette l’accent sur 6 axes stratégiques :

1° Le développement des infrastructures universitaires pour répondre aux besoins actuels, ouvrir de nouvelles formations et augmenter la capacité d’accueil en première année de licence ;

2° Une pédagogie de proximité axée, d’une part sur une offre de formation généraliste pluridisciplinaire soutenue par des dispositifs de lutte contre l’échec et le décrochage étudiant, d’autre part sur une offre de formation professionnalisante adaptée à l’environnement local en renforçant le lien avec les collectivités et le monde de l’entreprise ;

3° Une stratégie de recherche reposant sur des thématiques inhérentes au territoire, en priorisant le patrimoine culturel et naturel de Mayotte et les systèmes complexes que forment les territoires et îles du sud-ouest de l’océan Indien ;

4° L’évolution institutionnelle du Centre Universitaire vers le statut d’université de plein exercice s’accompagne nécessairement par la réalisation de plusieurs étapes, parmi lesquelles la contractualisation du projet d’établissement, l’évaluation du Haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, puis le passage aux responsabilités et compétences élargies ;

5° La création de nouveaux services et le renforcement des services existant, dans les domaines de la santé, la culture et le sport, améliorant les conditions de vie étudiante au service de la réussite par la conception de dispositifs d’aides à l’orientation des étudiants et la promotion des emplois-étudiants au CUFR par le recours au service civique ;

6° Le renforcement des liens avec les partenaires locaux qui se manifestent par :

- la signature le 2 juin 2017 de la première convention-cadre traitant des partenariats et des actions communes engagés entre le Vice-Rectorat de Mayotte et le Centre Universitaire,

- la participation du Centre Universitaire à un projet de création d’une Technopole à Mayotte initié par la Chambre de Commerce et d’Industrie,

- un travail en complémentarité et de manière constructive sur des projets communs avec les collectivités territoriales (je pense par exemple au Pôle de Recherche en Ecologie Marine de Mayotte),

- et la promotion de la coopération régionale, sur laquelle je reviendrai un peu plus loin.

Le projet d’établissement 2017-2021 a été adressé et présenté au Cabinet de la Ministre des outre-mer le 11 décembre 2017 et au Cabinet de la Ministre chargée de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation le 21 décembre 2017.

Si « 2017 » correspond à la construction de la feuille de route du Centre Universitaire, « 2018 » en sera le début de sa réalisation.

Les initiatives déployées au cours de l’année 2017 ont affiché des résultats tangibles dans plusieurs domaines.

Mon but est d’offrir, avant tout, de meilleures conditions d’accès, d’accueil, d’études et de travail à nos étudiants et à nos personnels.

- Pendant les mois de juillet et août, nous avons remplacé tout le mobilier de l’amphithéâtre par un mobilier de formation adéquat, composé de tables écritoires fixes et de sièges à assise rabattable pour une circulation facile et un gain d’espace. Le mobilier de l’amphithéâtre va être équipé, en 2018, de prises électriques pour le branchement des ordinateurs. L’amphithéâtre a été également équipé d’un nouveau vidéoprojecteur semi-professionnel polyvalent. Sa haute résolution permet de diffuser des images nettes et des vidéos en haute définition dans le cadre notamment des activités du Pôle Culture.

- Parmi les marchés passés par le Centre Universitaire en 2017, il faut signaler celui de la restauration universitaire signé le 7 septembre. Une convention d’occupation temporaire du domaine public a été conclue avec la société PANIMA, pour une durée de 5 ans, postérieurement à la délégation de service public qui était en vigueur depuis 2012. Le dispositif mis en place à la rentrée 2017, sans interruption du service de restauration, doit normalement permettre, en 2018, de proposer aux étudiants une offre plus diversifiée et une formule déjeuner à un prix abordable.

- Depuis le mois d’octobre, est active la carte multi-services, destiné à sécuriser l’accès à certains locaux et à faciliter la vie des étudiants et des personnels du Centre Universitaire (emprunt d’ouvrages au CDU et, dans l’avenir, paiement des photocopies et des repas à la cafétéria). De même que le nouveau serveur de messagerie pour les étudiants qui permet à chaque étudiant d’utiliser sa boîte aux lettres universitaire personnelle de type prenom.nom@etudiant.univ-mayotte.fr.

- L’accès au haut débit est un enjeu majeur pour le Centre Universitaire. Un contrat a ainsi été signé en mai 2017 avec l’opérateur Orange afin de bénéficier d’un accès à la fibre optique. L’accès au Haut Débit devrait ainsi assurer aux usagers du Centre Universitaire de pouvoir s’appuyer, dans l’avenir, sur de véritables dispositifs de visioconférences, sur des solutions d’enseignement en ligne, et plus généralement sur l’ensemble des services et ressources accessibles via les technologies de l’information et le réseau Internet. L’ouverture du WIFI aux étudiants, dans certaines limites, est à l’étude.

- Après avoir déployé avec succès en juin 2017 un système de production et de circulation électroniques de lettres de commandes pour la venue des intervenants extérieurs à Mayotte, nous réfléchissons à la mise en place d’une demande d’ordre de mission dématérialisée applicable à la rentrée prochaine.

- Sur le plan pédagogique, le premier master du Centre Universitaire : le Master Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation de Mayotte, en partenariat avec le Vice-rectorat de Mayotte, le Rectorat de La Réunion, l’Université de La Réunion et l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education de La Réunion, a ouvert officiellement le 29 août 2017 suite à l’ouverture du concours externe du premier degré de professeur des écoles.

- L’année 2017 a été très riche sur le plan de la recherche : après un Colloque, en mars 2017, portant sur les représentations sociales des îles dans les discours littéraires francophones, le Centre Universitaire a organisé le 30 novembre une Journée d’étude sur le thème du développement et des activités informelles à Mayotte. On espère que cette journée, qui a été l’occasion d’amorcer une réflexion collective sur les réalités, les enjeux et les perspectives du développement économique du territoire, étudiés sous l’angle du travail informel, après six années de départementalisation de Mayotte, débouchera en 2019 sur un colloque.

Ces manifestations scientifiques participent en tout cas du dynamisme de la recherche au Centre Universitaire de Mayotte, comme en témoigne également la parution en 2017 de l’ouvrage intitulé Les littératures francophones de l’archipel des Comores, chez Classiques Garnier, dans la collection « Rencontres », qui publie les Actes du Colloque organisé en 2015 par la filière de Lettres modernes du Centre Universitaire.

- En matière financière, la mise en œuvre du décret « GBCP » réformant en profondeur la comptabilité des établissements publics est à signaler.

Ce qui n’avait pas fonctionné en 2016, a été corrigé en 2017. Je pense notamment à la suppression du Pôle « étudiants et personnels » et à la refonte à la rentrée de l’organigramme des services, désormais articulé autour de quatre Pôles (Finances et Recherche, Formation et Vie étudiante, Patrimoine et logistique, Ressources humaines et affaires générales), afin de mieux répondre aux missions de service public du Centre Universitaire, à l’accroissement de ses activités et à la mise en œuvre de ses projets de développement. Je note également une nette amélioration dans la sécurisation des emplois du temps des enseignants grâce au renforcement en janvier 2017 de l’équipe en charge de la gestion des plannings avec le recrutement d’un gestionnaire supplémentaire, ce qui a permis de couvrir les besoins tous les jours de la semaine.

La création d'un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail a été reportée en 2018, en même temps que les élections professionnelles relatives aux comités techniques ministériels et aux comités techniques d’établissements. S’agissant des ressources humaines, je vous informe que Bénédicte Thermoz-Liaudy a quitté définitivement le Centre Universitaire de Mayotte pour le Rectorat de Grenoble et que nous procédons actuellement à son remplacement.

II. Perspectives de l’année 2018

Si l’année 2017 a été une année importante voire historique à plus d’un titre (second projet d’établissement, ouverture du premier Master), l’année 2018 le sera encore davantage avec, d’une part, la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur et, d’autre part, l’évaluation de l’établissement par le HCERES.

Le gouvernement a résolument engagé la première phase de la transformation du premier cycle de l’enseignement supérieur avec la présentation en Conseil des ministres du 22 novembre 2017 du projet de loi sur l’orientation et la réussite des étudiants. L’examen par l’Assemblée nationale des articles du projet de loi s’est achevé le 14 décembre 2017 après environ 16 heures de débats en séance. Le vote solennel sur l’ensemble du projet de loi a eu lieu le 19 décembre 2017. Le texte adopté par l’Assemblée est discuté depuis aujourd’hui au Sénat.

Cette réforme marquera un nouveau régime pour notre premier cycle, en particulier universitaire, et permettra de mieux orienter et accueillir les futurs étudiants.

Le « plan étudiant » du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation se donne, en effet, pour ambition de supprimer la double injustice frappant les bacheliers souhaitant accéder à l’université : une sélection par le tirage au sort et par l’échec.

Ce plan comprend des mesures ambitieuses, tout particulièrement celles qui répondent aux enjeux de l’université, au premier rang desquelles la capacité à faire réussir les étudiants dans leurs parcours universitaire. A l’instar des universités, le Centre Universitaire devra notamment :

1° mettre en place un « contrat de réussite pédagogique » pour mieux suivre le parcours de l’étudiant, ainsi qu’un premier cycle sur mesure, personnalisé et modulable (+ ou – de 3 ans) ;

2° renforcer l’accompagnement des étudiants (nomination d’un directeur des études par champ disciplinaire) ;

3° encourager de nouvelles formes de pédagogie (pédagogie par projet, pédagogie inversée, enseignements par les pairs…).

Ce plan étudiant, qui est de nature à revaloriser l’ensemble de l’offre universitaire dans l’esprit des lycéens et de leurs familles qui privilégient souvent les seules filières sélectives, prévoit des moyens dont il conviendra néanmoins d’évaluer leur adéquation aux enjeux et de veiller à leur répartition équitable, en particulier à l’égard de notre jeune Centre Universitaire ultra-marin.

Alors qu’une organisation du projet s’est mise en place à l’échelon central pour répondre aux nombreux enjeux d’une réforme à mener dans des délais extraordinairement courts, le Centre Universitaire sera appelé à jouer un rôle important.

Pour la rentrée universitaire 2018, le Centre Universitaire offrira, au total, 80 places supplémentaires, dans les filières les plus en tension, soit une augmentation de 15% de ses capacités d’accueil en première année de Licence, à savoir :

  • 30 places supplémentaires pour la filière AES
  • 30 places supplémentaires pour la filière Droit
  • 20 places supplémentaires pour la filière Sciences de la vie

La livraison en 2018 de 4 salles de classe supplémentaires, de type modulaire, permettra l’augmentation des capacités d’accueil en L1 AES et L1 Droit, qui sont les filières les plus en tension au Centre Universitaire de Mayotte et en L1 Sciences de la vie en raison de la création programmée dans le projet d’établissement d’un nouveau parcours en biochimie. Bien que les filières de Géographie, de Lettres et de Mathématiques générales soient également très demandées par les bacheliers, nous ne pourrons pas augmenter simultanément la capacité d’accueil en L1 de toutes les filières du Centre Universitaire, en raison d’une part d’un déficit important en infrastructures et d’autre part de l’ouverture à la rentrée universitaire 2018 de la deuxième année du Master MEEF. L’amphithéâtre construit en 2014 est, vous le savez, la seule salle du CUFR dont la capacité est supérieure à 110 places.

Suite au courrier du 27 novembre 2017 signé par la Ministre et envoyé aux Recteurs indiquant la décision du gouvernement de consacrer 500 M€ au plan étudiant, et près de 25 M€ dès 2018, pour accompagner cette réforme, j’ai porté au Ministère, au mois de décembre, une demande de moyens, humains et financiers, à l’obtention desquels est conditionnée l’augmentation de la capacité d’accueil des trois filières désignées plus haut.

Lundi 22 janvier 2018, la directrice générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle a notifié au Centre Universitaire le bénéfice, sur l’année universitaire 2018-2019, et en année pleine dès 2018, d’une enveloppe de 30 000 euros, correspondant au plancher de financement que le ministère a souhaité garantir en soutien (je cite) « aux établissements de moindre taille ». Ce financement permettra notamment d’indemniser le nouveau travail d’étude des dossiers d’inscription des futurs étudiants et de reconnaître l’engagement pédagogique des personnels, de couvrir les charges liées à la création de fonctions de directeurs d’études.

Le Centre Universitaire de Mayotte est prêt à s’investir pour la réussite des étudiants et à créer des places supplémentaires dans les formations en tension, mais il ne pourra pas faire face à ce flux de nouveaux bacheliers sans création de postes et sans développement de ses infrastructures immobilières.

Toutes les universités françaises ont déjà été évaluées par le Haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, une ou plusieurs fois.

Le Centre Universitaire sera évalué, pour la première fois, dans le cadre de la campagne 2018-2019 qui concerne les établissements de la vague « E ».

L’évaluation du HCERES est une étape importante pour le Centre Universitaire. Elle participe de l’accompagnement du développement de l’établissement.

Le HCERES est une autorité administrative indépendante chargée d’évaluer les établissements d’enseignement supérieur, les organismes de recherche, les unités de recherche, les formations et diplômes des établissements d’enseignement supérieur.

Compte tenu du particularisme du Centre Universitaire par rapport aux universités, le HCERES a décidé de limiter l’évaluation à l'établissement. En d’autres termes, il n'y aura pas d'évaluation des champs de formation, car les diplômes nationaux sont délivrés par les universités partenaires pour lesquels elles ont obtenu une accréditation. Il n'y aura pas davantage d'évaluation de la recherche, car nous n'avons pas d'unité de recherche, les laboratoires de recherche étant ceux des universités partenaires. L'existence de départements de formation et de recherche au Centre Universitaire n'a pas été jugée de nature à donner lieu à une évaluation ni en terme de formation ni en terme de recherche. Toutefois, la commission scientifique ainsi que les produits et activités de la recherche des enseignants-chercheurs feront partie indirectement de l'évaluation de l'établissement, dans la mesure où, d’une part, ils s'inscrivent dans la stratégie et les moyens que l'établissement met en œuvre et à disposition de la recherche et où, d’autre part, ils en constituent d’une certaine manière les réalisations et participent à la valorisation de l’établissement.

Le processus d’évaluation externe se déroule en trois phases :

1° la phase amont, c’est-à-dire la réunion de préparation, qui permet au comité d’experts de se réunir une première fois et d’échanger sur la problématique de l’évaluation dont il a la charge ;

2° la visite, qui mobilise les experts sur place pendant quelques jours ;

3° la phase aval, c’est-à-dire la réunion de restitution au cours de laquelle le comité d’experts examine collégialement son projet de rapport d’évaluation.

Le rapport produit à l’issue de l’évaluation est utilisé à des fins stratégiques au sein des établissements.

L’évaluation externe du CUFR par un comité d’experts présente plusieurs intérêts pour l’établissement.

Le rapport d’évaluation du HCERES permettra de réaliser un diagnostic au niveau des points forts et des points faibles du Centre Universitaire et de proposer des recommandations utiles à l’établissement s’agissant de sa stratégie future, de son organisation de la gouvernance, de son pilotage et de sa gestion.

La trajectoire du CUFR, pour les prochaines années, sera dessinée en s’appuyant sur cette évaluation dont la pertinence est reconnue par la majorité des établissements évalués dans le cadre des opérations de retours d’expériences.

Dans un contexte où l’insuffisance des locaux disponibles obère toute perspective de développement du Centre Universitaire, que ce soit en termes de diversification de l’offre de formation ou de renforcement de l’activité de recherche, la question de l’immobilier retient toute mon attention.

La volonté de faire de l’immobilier une priorité de l’établissement s’est traduite par le recrutement d’un ingénieur d’études, qui prendra ses fonctions le 1er mars au sein du Pôle « Patrimoine et logistique ». Il sera chargé de l’extension immobilière et de la maintenance du site. Il lui sera confié notamment l’élaboration du Schéma directeur de développement et d’aménagement du Centre Universitaire qui nourrira amplement la rédaction du Schéma Pluriannuel de Stratégie Immobilière de l’Etablissement, qui est un exercice structurant et complexe qui vise à établir à la fois une vision opérationnelle et budgétaire à échéance de 5 ans.

Ensemble et avec l’équipe direction, nous poursuivrons en 2018 le développement des infrastructures sur le site actuel à Dembéni.

Dans un premier temps, et pour faire face aux difficultés prégnantes entrainées par le nombre insuffisant de salles de classe, nous avons passé, le 25 septembre 2017, un marché portant sur la fourniture, la livraison et l’installation de 4 salles en bâtiments préfabriqués qui seront livrées avant la rentrée de septembre 2018. Le coût total de l'opération d’extension s’élève à un peu plus d’1.600.000 euros, viabilisation du terrain comprise. Cette opération immobilière est financée par un prélèvement sur l’important fonds de roulement de l’établissement, constitué depuis la création du Centre Universitaire, conformément au plan d’investissement présenté en Conseil d’administration et aux budgets rectificatifs numéros 1 et 2 adoptés respectivement les 25 avril et 28 novembre 2017. Le permis de construire a été déposé par le maître d’œuvre, le bureau d’étude « ETG », à la Mairie de Dembéni le 18 janvier 2018. Celui-ci prévoit également la création de 17 places de stationnement supplémentaires au sein du parking de l’administration.

Dans un second temps, nous essayerons de lancer, à la fin de cette nouvelle année, la première phase des travaux de l'extension immobilière. La construction d’un nouveau bâtiment avec des espaces dédiés à l’enseignement, à la recherche, à la documentation et à la vie étudiante (notamment une grande bibliothèque universitaire) est une nécessité pour ne pas freiner le développement du Centre Universitaire.

La Direction de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement de Mayotte a été chargée, en sa qualité de conducteur d’opérations pour le compte du Vice-Rectorat, de rédiger les documents constitutifs du dossier de consultation des entreprises pour le futur marché de maîtrise d’œuvre concernant l’élaboration du schéma directeur de développement et d’aménagement du Centre Universitaire. Jean-Paul Belhadi et moi-même avons été associés à ce travail de rédaction afin de s’assurer que les prescriptions administratives et techniques répondaient bien à notre besoin. Concernant le cahier des charges lui-même, nous avons obtenu, fin décembre, l’avis favorable de la commune avec quelques modifications à la marge. L’année 2018 sera entièrement consacrée à l’élaboration du schéma directeur. La réalisation du schéma directeur est en effet un préalable nécessaire à la mobilisation de l’enveloppe de 5,2 millions d’euros inscrite au Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020. Pour ce projet inscrit au CPER, les besoins s'élèvent, pour 2018, à 200 000 euros d’autorisations d’engagements et à 160 000 euros de crédits de paiement, qui nous serviront à financer le schéma directeur et d’autres études préalables si nécessaires (levé topographique, sondages géotechniques, etc.). Les fonds CPER restant seront consommés en 2019 pour les études d’architecture puis en 2019-2020 pour les travaux. L’enveloppe initiale sera sans aucun doute insuffisante pour la construction d’un nouveau bâtiment dans le prolongement du bâtiment actuel mais elle permettra de lancer le concours d’architectes et une partie des travaux. Le Centre Universitaire disposera alors d’un document cadre permettant de négocier dans de bonnes conditions la future enveloppe qui sera inscrite au prochain CPER 2020-2025.

En 2018, tous les opérateurs de l’Etat seront sollicités pour contribuer à l’effort de réduction des déficits publics. La circulaire « opérateurs » publiée par le Ministère de l’action et des comptes publics le 11 août 2017 insiste longuement sur cet objectif. Comme on pouvait s’y attendre, la subvention pour charges de service public versée par le Ministère au Centre Universitaire n’a pas évolué à la hausse. La dotation initiale allouée en 2018 s’élève à 2 032716 euros, en autorisations d’engagement et crédits de paiement, comprenant un maigre complément de 187 euros en conséquence de la revalorisation du point d’indice de la fonction publique survenue le 1er février 2017. Cette absence de progression est compréhensible dès lors que nos effectifs stagnent (hors Master MEEF) autour de 1 000 étudiants depuis 3 ans.

L’équilibre budgétaire pour 2018 est le suivant : la subvention pour charge de service public représente 85% des recettes budgétaires, les financements propres s’élevant à 15% du total, ce qui est un bon chiffre.

Malgré la bonne santé financière de notre établissement, la maîtrise sur l’exercice 2018 de certaines dépenses de fonctionnement apparait désormais incontournable : entretien et fonctionnement immobiliers, missions d’enseignement et de recherche, dépenses en personnel principalement. Les économies potentiellement dégagées doivent permettre non seulement d’équilibrer le budget au vu des prévisions de recettes attendues, mais également de dégager des marges de manœuvre pour certaines actions prioritaires définies dans le projet d’établissement 2017-2021 (sécurisation du site et maintenance lourde du bâtiment principal qui présente des signes évidents d’usure, développement d’initiatives en faveur des étudiants visant à améliorer leur cadre d’études, etc.).

Pour autant, demander plus de moyens, humains et financiers, pour le Centre Universitaire de Mayotte n’est pas illégitime.

Malgré un contexte de redressement des comptes publics où aucune création de poste a été annoncée par le Ministère, le Centre Universitaire bénéficiera de 5 emplois nouveaux dans le cadre de l’ouverture de la deuxième année du Master MEEF en septembre 2018, tous affectés au Centre Universitaire. Cette affectation directe des 5 postes est une solution cohérente qui présente de nombreux avantages, sur les plans pédagogiques et administratifs, dans la gestion quotidienne des dossiers notamment.

Toutefois, le nombre de postes attribués sera insuffisant pour faire face à la charge du Master MEEF l’an prochain à Mayotte. Cette attribution est, en effet, très inférieure à l’évaluation du nombre de postes qui seraient nécessaires pour répondre, non seulement aux besoins actuels du Master 1, mais encore à ceux qui résulteront de l’ouverture du Master 2. L’évaluation des besoins s’élève à 11 postes de formateurs et 1 poste de BIATSS. Aussi, avec l’accord de l’ensemble des parties prenantes concernées, j’ai demandé instamment au Ministère le 1er décembre 2017 un complément de postes supplémentaires au regard des besoins exprimés. A ce jour, la demande d’emplois supplémentaires n’a pas encore fait l’objet d’un arbitrage du Cabinet ministériel.

La recherche au Centre Universitaire s’est densifiée et structurée ces dernières années. Mon objectif pour 2018 est de poursuivre le développement de la recherche par un soutien financier de l’établissement pour certains projets (20 000 euros pour l’organisation d’un colloque, 15 000 euros sur 3 ans au titre de la participation du Centre Universitaire de Mayotte au Consortium « Îles Eparses ») et par la possibilité d’envisager un appui administratif à la recherche sous l’angle notamment de l’aide au montage et au portage des projets, ne serait-ce que pour mobiliser des financements extérieurs.

Le dynamisme de l’équipe des enseignants-chercheurs a en effet permis d’obtenir des financements conséquents. Pour preuve, 5 projets sont en cours ou sur le point d’être validés en 2018. Cela représente sur l’année 220 000 euros de ressources conventionnelles soit plus de 10% des recettes budgétaires du Centre Universitaire. Ainsi, près de 150 000 euros sur 3 ans seront versés au Centre Universitaire par la Fondation de France pour le financement du projet « ARESMA ».

Le projet « ARESMA », c’est-à-dire Agir sur la résilience des systèmes socio-écologiques de mangroves de Mayotte afin de favoriser leur préservation, illustre la recherche interdisciplinaire conduite au Centre Universitaire. Ce projet, qui mélange géographie humaine, géographie physique, écologie marine, littérature, didactique et épistémologie des sciences et modélisation des systèmes complexes, réunit Claire Golléty, Esméralda Longépée, Linda Rasoamanana, Jean-Jacques Salone et des collègues de métropole. L’approche interdisciplinaire a pour but de mieux cerner toutes les dimensions de l’interaction entre les riverains des mangroves à partir de l’étude de deux sites pilotes. Ce projet a démarré en 2017 par de petites études, via un travail de littérature et l’encadrement de stagiaires en géographie et écologie marine, et a pris vraiment de l’ampleur à partir du mois de janvier 2018, avec le recrutement d’un post-doctorat pour 2 ans et demi et de nouveaux stagiaires de master chacune des trois années du projet, pour finir par un colloque scientifique prévu fin 2020.

D’ici là, le département Sciences et Technologies organisera à la fin de l’année 2018 une première journée internationale des mathématiques pour la modélisation à Mayotte. Cette manifestation scientifique aura pour objectif de présenter des modèles mathématiques réalisés par des chercheurs en mathématiques et modélisation, avec des applications diverses (biologie, épidémiologie, environnement, physique, didactique des sciences, etc.).

En 2018, le Centre Universitaire continuera de mettre en œuvre une politique culturelle active grâce à l’organisation d’événements culturels toujours plus nombreux et plus variés chaque année, comme l’atteste le nouvel agenda culturel du second semestre :

- une vingtaine de conférences et séminaires sur des sujets allant de l’écologie à la littérature, du numérique à l’histoire, de la musique à la danse ;

- quatre rendez-vous exceptionnels programmés par Hippocampus vous permettront de découvrir la musique de Faya Red, le trio de Jazz franco américain World Kora Trio, la dernière création de la Compagnie Ariart-Théâtre ou encore, en partenariat avec Yelewa Jazz Mayotte, la danseuse franco algérienne Nacera Belaza, artiste réputée de la sphère chorégraphique contemporaine ;

- les ateliers de pratique artistique de danse, de chant et de théâtre seront renforcés par la création d’un atelier de traduction en shimaore et kibushi mené par l’association SHIME.

La nouveauté essentielle est la mise en place d’une collaboration étroite avec le département de « Sciences de l'Education », en favorisant l’accès des futurs enseignants aux ressources culturelles disponibles à Mayotte. Le Pôle Culture va permettre aux étudiants du Master MEEF de valider un parcours de formation spécifique dont l’objectif est de découvrir les réalités sociales, artistiques et culturelles de l’île. On peut citer aussi la montée en puissance des partenariats, notamment avec l’Université Paris 8 avec qui, j’en suis persuadé, nous allons expérimenter des projets novateurs.

Par ailleurs, le Centre Universitaire a mis en place en 2016 un Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Etudiantes. Ce fonds est principalement alimenté par une partie des droits universitaires, fixée à 16€ par étudiant pour l’année 2017-2018. Il peut financer, dans la limite de 30% des crédits qui lui sont alloués, des aides et secours à destination des étudiants, en complément de l’action menée localement par le réseau des œuvres universitaires. Ce fonds est toutefois très insuffisant pour répondre aux nombreuses difficultés sociales rencontrées par les étudiants à Mayotte.

Pour autant, l’Etat finance chaque année des aides dites « spécifiques » destinées, d’une part à soutenir financièrement des étudiants qui ne sont pas éligibles aux bourses sur critères sociaux mais dont les besoins sont avérés, d’autre part à procurer des secours ponctuels aux étudiants rencontrant des difficultés immédiates. Ces aides sont gérées par les CROUS, qui bénéficient pour ce faire d’une délégation de crédits sur la base d’une répartition arrêtée par le CNOUS.

En l’absence de CROUS territorialement compétent à Mayotte, j’ai sollicité, dès le mois de mars 2017, l’attribution de ces aides en faveur des étudiants du Centre Universitaire de Mayotte qui, jusqu’à présent, n’en bénéficiaient pas.

A la suite de nombreux échanges et discussions, j’ai réussi à obtenir récemment du CNOUS que 50 000 euros soient réservés pour Mayotte sur le contingent national « aides spécifiques » pour l’année universitaire 2017-2018. Un projet de convention bilatérale entre le CNOUS et le Centre Universitaire relatif aux modalités de versements de ces aides aux étudiants mahorais est en cours de finalisation. Cette convention prévoit notamment que le CNOUS et le CUFR coopèrent afin de faire bénéficier des « aides spécifiques » les étudiants dont la situation sociale l’exige, dans le cadre de la règlementation nationale en vigueur. Tous les étudiants mahorais inscrits au Centre Universitaire sont éligibles au bénéfice des aides spécifiques s’ils répondent aux conditions d’attribution. Les étudiants qui en feront la demande et qui rempliront les conditions pourront donc bénéficier de ces aides à partir du second semestre.

Cette année encore, mon exigence sera partout et à l’égard de tous. Ayant la volonté de faire réussir notre Centre Universitaire, je continuerai en 2018 à viser l’excellence, comme nous l’avons fait en 2017.

En effet, selon une analyse publiée par L’Étudiant le 22 novembre 2017, le Centre Universitaire de Mayotte est classé dans le top 5 du palmarès 2018 des universités qui aident le mieux les étudiants à réussir leur licence. La valeur ajoutée est calculée par le Ministère en faisant le rapport entre le taux de réussite constaté en licence en 3 ans de 2013 à 2016 et le taux de réussite attendu compte tenu des caractéristiques de la population étudiante et de l’environnement socio-économique de l’établissement. Devant toutes les autres universités ultra-marines, le Centre Universitaire de Mayotte fait partie des établissements ayant la meilleure valeur ajoutée en 2016 avec 9,2 points et une progression de 16,1 points par rapport à 2015.

Dès 2018, le Centre Universitaire proposera à ses étudiants en troisième année de licence la certification « PIX ». PIX est un projet public de plateforme en ligne d’évaluation et de certification des compétences numériques, en cours de développement, ayant vocation à se substituer progressivement à la certification informatique et internet « C2i ». Son objectif est d’accompagner l’élévation du niveau général de connaissances et de compétences numériques notamment des étudiants et ainsi de préparer la transformation digitale de l’ensemble de notre société et de notre économie. Le Centre Universitaire figure parmi les établissements d’enseignement supérieur sélectionnés par le Ministère, pionniers dans la mise en place de la nouvelle certification. Abal-Kassim Cheik-Ahamed est le correspondant de l’établissement auprès du Ministère.

La période actuelle, caractérisée par des réformes profondes et l’ouverture le 7 décembre 2017 du 2ème appel à projets « Nouveaux cursus universitaires » recentré sur la réussite en premier cycle, est l’occasion de mettre notre établissement au service de projets d’expérimentation portés collectivement :

- création de dispositifs de mise à niveau préalable pour les étudiants qui veulent s’inscrire dans une licence pour laquelle ils n’ont pas les attendus nécessaires ;

- mise en place d’une année « zéro » sur la base de tests de positionnement ou d’une année de propédeutique ou préparatoire aux études supérieures sous la forme d’un diplôme d’université ;

- orientation vers une licence professionnelle plus tôt dans le cursus universitaire ;

- généralisation et institutionnalisation des formations à la méthodologie documentaire auprès des étudiants de première année ;

- possibilité pour les « bons étudiants » de progresser à un rythme accéléré, de s’ouvrir dès le début de la licence à des unités d’enseignement de niveau plus avancé qui leur sont actuellement fermées ;

- mesures spécifiques de préparation aux concours et examens ;

- etc.

 

Chers collègues, j’attends de vous de l’audace. N’oubliez pas que les 3 piliers de l’université sont :

  • la formation
  • la recherche
  • et l’innovation.

 N’hésitez donc pas à exprimer vos idées et à proposer vos projets. Très attaché au dialogue, je continuerai à le faire vivre ensemble dans les réunions de service bimensuelles et les comités de direction mensuels.

Nous devons enfin continuer à travailler en 2018 pour l’émergence du Centre Universitaire et pour son rayonnement dans l’océan Indien. Cela passe par une projection de notre recherche dans les pays en voie de développement et par l’institutionnalisation des coopérations avec des universités et des organismes de recherche.

En 2016, trois conventions de partenariats ont été signées avec des universités malgaches : Antananarivo, Antsiranana, Tamatave.

En 2017, une convention de partenariat avec l’Université de Lurio, à Pemba, au Mozambique, relativement à la recherche en biologie marine.

Actuellement, une convention-cadre de partenariat est en cours de signature avec le Centre Universitaire de Patsy, à Anjouan, aux Comores, portant coopération scientifique en biologie marine et en économie.

En outre, j’ai le plaisir de vous informer que le Conseil d’administration de l’Agence universitaire de la Francophonie a décidé, dans sa séance du 30 novembre 2017, d’octroyer au Centre Universitaire le statut de membre titulaire. Cette décision constitue l’aboutissement d’un dossier initié et suivi par Laurent Chassot depuis 2014.

À titre de membre de l’AUF, le Centre Universitaire a accès à un réseau mondial des établissements membres (plus de 800 établissements d’enseignement supérieur et de recherche répartis dans plus de 100 pays), aux universitaires et aux chercheurs francophones. Le Centre Universitaire peut participer à des projets entre établissements membres et être accompagné dans la préparation et le montage de projets. Les étudiants, les enseignants et les chercheurs du Centre Universitaire peuvent bien entendu postuler aux différents appels d’offres de l’AUF, et en particulier ceux relatifs aux allocations de mobilité. Le Centre Universitaire peut en outre bénéficier d’outils et de ressources pédagogiques adaptés aux besoins et contextes régionaux, notamment en favorisant le recours aux technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement et la recherche. Enfin, le Centre Universitaire peut être accompagné dans le développement de partenariats, et bénéficier des moyens de communication dont dispose l’AUF pour promouvoir son établissement.

L’année 2018, qui commence, sera donc une année très dense qui ne sera pas de tout repos. Elle sera, vous l’avez compris, difficile car la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement supérieur nous prendra du temps et risque de cristalliser les esprits. Mais, nous avons l’habitude des difficultés, cela fait partie aussi de nos spécificités, et je sais pouvoir compter, pour les surmonter, malgré l’absence d’un directeur des services, sur les chefs de service et l’ensemble des personnels administratifs et des enseignants du Centre Universitaire. C’est pourquoi je suis confiant en l’avenir et je suis convaincu que c’est ensemble que nous irons loin.

Je vous souhaite donc, à toutes et tous, mes vœux les plus sincères pour cette nouvelle année.

Aurélien SIRI

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